E R M E N T E U S [1]

abbé d'Elnone (= Saint-Amand) (avant 769)

Le Breve chronicon abbatum Elnonensium du XIIe siècle [2], la liste abbatiale de Saint-Amand [3] et la Gallia Christiana [4] insèrent un Ermenteus [5] entre un Ostringus, dont on ne sait rien, et Gislebertus, évêque de Noyon, mentionné à partir de 769 [6].


[1] Variante: Ermentheus.
[2] Composée sans doute peu après 1169, connue par des copies des XVIIe et XVIIIe siècles: Platelle, Une chronique, 1955, p. 217-224. Elle donne pour notre époque une simple liste de noms d’abbés: … Gherhaus, Sarawardus, Ostringus, Ermenteus, Gislebertus episcopus noviomensis (le seul accompagné d’une longue notice), Agelfridus episcopus leodiensis …(cf . infra n. 6).
[3] Manuscrit bibliothèque de Valenciennes n° 343 (330bis) fol. 66: microfilm numérisé à consulter sous www.valenciennes.fr/bib/fondsvirtuels/microfilms/accueil.asp; MGH SS XIII p. 386. Partie de la liste transcrite au XIIe siècle.
[4] Gallia Christiana, t. 3, 1876, c. 256. Je n’ai pu consulter la Chronica brevis de fundatione et abbatibus elnonensibus du XIIIe siècle dépendant du Chronicon: cf. Platelle, Une chronique, p. 217, 222-223; du même, Le temporel, 1962, p. 11-12.
[5] Seul son nom est connu (cf. supra n. 2).
[6] Giselbertus, d’après son épitaphe, a été abbé d’Elnone avant de devenir évêque de Noyon, fonction dans laquelle il est attesté en avril 769; il semble bien qu’il ait cumulé ces deux charges jusqu’à sa mort en 782, date à laquelle lui succéda immédiatement Arno, le futur évêque, puis archevêque de Salzbourg (cf. Platelle, Le temporel, p. 53-54). L’auteur du Breve chronicon (et après lui toutes les chroniques et listes qui ont utilisé cette source) a donc probablement dû inverser les abbatiats de Gislebertus et de son successeur dans la liste, Agelfridus, devenu évêque de Tongres peut-être en 769 et qui aura, selon ce qui est admis plus haut, présidé aux destinées du monastère jusqu’au plus tard quelque temps avant avril 769 (cf. Platelle, Le temporel, p. 53 n. 2).